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Tartre et calcaire, mode d'emploi
L’eau potable subit moult attaques au quotidien : calcaire, tartre, pollution bactéries, les ennemis ne manquent pas. Parmi les plus contraignants, le tartre qui s’installe partout chez vous-même jusque dans les parois et réservoirs de vos appareils. Il existe certaines méthodes pour éliminer le tartre et surtout pour assurer une eau propre de façon écologique. Passons en revue certains conseils pratiques.
Tartre, calcaire et pollutions vairées, les parasites de l’eau mènent la vie dure à sa qualité. Conseils et solutions.
Histoire de tartre
Le tartre est partout dans nos maisons et l’éliminer peut paraître peine perdue ! Tuyauteries, robinets, parois, éviers et j’en passe, le tartre s’incruste partout. Plus ennuyeux, il bloque les passages de vos appareils comme les chauffe-eau, les chaudières, les résistances de cafetières, les lave-vaisselle ou encore les machines à laver. Il obstrue vos tuyaux et robinets, réduit l'efficacité de ces appareils si utiles à votre quotidien et vous oblige à utiliser davantage de lessive. Traces et dépôts blanchâtres indiquent clairement que vous subissez les aléas du calcaire.
Reste à déterminer l’importance du calcaire selon que l’eau soit considérée comme « douce » ou « dure ». Une eau douce ne dépasse pas les 15 degrés français, une eau moins douce, entre 15 et 35 degrés français et une eau dure dépasse les 35 degrés français.
Sachez que si vous vivez dans les régions réputées pour leur présence en calcaire, votre eau sera forcément une eau dure : Nord-Pas-de-Calais, Moselle et Hérault par exemple. Bretons, Vosgiens, Auvergnats et Basques, votre eau est douce.
Les autres conséquences de la présence de calcaire, à défaut d’être nocives pour la santé, sont pollution de l’eau, baisse du pouvoir nettoyant des lessives, perte d’énergie, durée de vie des appareils écourtées, augmentation des bactéries,…
Face au tartre
Parmi les techniques s’avérant efficaces pour lutter contre le tartre, le vinaigre d'alcool, faire des lessives en restant à une température en dessous de 55 °C tout comme pour les eaux de chauffage et le chauffe-eau. D’autres méthodes, plus originales, existent : mettre une coquille d’huitre dans votre cafetière, ce qui aura pour effet d’attirer le tartre sur elle et non sur les résistances de la machine ou encore vous servir de l’eau de pluie pour laver votre linge.
Si vous vivez dans les fameuses régions à calcaire, il vaut peut-être mieux investir dans un système anti-tartre. Mieux encore, mais l’investissement sera plus important, vous pouvez installer un appareil de filtration domestique selon les caractéristiques de votre eau, l’importance du dépôt en calcaire et votre budget. Au-delà de ces investissements, il faut rappeler que votre mairie a aussi un rôle à jouer pour assurer la qualité de l’eau potable, notamment en veillant à ce que le calcaire ne soi pas présent en trop grande quantité. Elle conserve d’ailleurs tous les rapports effectués par ses soins sur ce thème.
Ressourcez-vous !
Si vous possédez un système de captage ou d’une source, vous pouvez vous en servir. Pour le faire dans les meilleures conditions, optez pour un système de filtration pour garantir une eau saine. Avant de procéder à une telle installation, mieux vaut commencer par le commencement en faisant faire une analyse de votre eau afin d’opter pour l’appareil correspondant à vos besoins. Problème microbiologique, présence trop importante de calcaire (donc tartre), pollution causée par les bactéries, chaque problème entraîne l’installation de matériels adaptés : unité de pré-filtration, filtre anti-boues, stérilisateur domestique, lampe ultraviolet, anti-tartre magnétiques, adoucisseur ou encore stérilisateur UV…
Les plantes, c’est la santé
Ressourcez vos eaux grises (douche, lave-vaisselle, machine à laver) vous-même et de façon écologique. L’épuration par les plantes, oui, c’est possible. On l’appelle plutôt « phytoépuration » dans le jargon scientifique ou encore « épuration des eaux usée par bassins plantés », « système d’assainissement par bassin de filtres plantés » et « lagunage ». Elle consiste à se servir des bactéries situées dans les racines des plantes afin de procéder à l’épuration de l’eau. En effet, les eaux usées sont dirigées vers ses filtres verts et la machine se met ensuite en marche. Cette technique 100% bio pour le coup semble efficace puisqu’elle éradique les phosphates, les nitrates, elle ne coûte pas aussi cher qu’un système traditionnel et elle ne produit que de très rares boues. A ce titre, les bambous sont reconnus pour consommer les phosphates.
Pour profiter des bienfaits de la phytoépuration, il faut constituer tout d’abord un lit vertical planté de roseaux en prétraitement avec un dénivelé égal à 90 cm avec le second bassin. Dans ce dernier, les plantes restent bien présentes et doivent être rafraîchies régulièrement. Pensez à changer le sens de circulation de l’eau, en moyenne, tous les trois jours, notamment si vos bassins contiennent des roseaux.
Christelle YANEZ

Qui gère quoi ?
Le traitement de l’eau est un processus bien spécifique qui permet de purifier les eaux usées, de rendre l’eau potable par des méthodes d’assainissement et autres techniques. Chaque autorité compétente a un rôle précis tout comme l’Office International de l’eau qui défend les intérêts de l’or bleu.

Eaux usées dans la pratique
L’assainissement des eaux usées est une étape incontournable après la collecte. En effet, nettoyer les eaux usées permet de préserver les ressources en eau et d’épargner l’environnement qui les accueille une fois qu’elles ont été traitées, les lacs, rivières et nappes souterraines

Entretien avec Jean-François Donzier
Jean-François Donzier a accepté de nous accorder de son temps pour nous parler de la gestion de l’eau dans son ensemble et des actions de l’Office International de l’eau (OIEau). Jean-François Donzier est Directeur général de l’Office International de l’eau depuis quelques années.

Les sites web communiquent sur l'environnement
Le web est LA toile par excellence pour exprimer ses idées et réflexions. Pour preuve, le portail multimédia édité par e-graine, www.kiagi.org. Ce dernier développe moult thématiques liées au développement durable tout en rendant le contenu interactif et pratique.



