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Les actions en faveur de l'eau
L’eau est devenue un bien fragile et les autorités compétences en ont bien conscience. Pour remédier aux problèmes liés à la production, à la gestion et à l’exploitation de l’or bleu, les actions commencent à se généraliser, dans le Monde et en Europe. Politiciens et organismes se serrent les coudes pour préserver cette richesse, source de vie sur Terre.
Comme l’a dit un jour l’écrivain Gilbert Cesbron, « c’est l’eau qui fait le cygne. Qui veut le cygne sans l’eau fait l’oie ». Cette citation française résume bien la situation dans laquelle se trouve notre bien si précieux, l’eau.
L’Europe se mobilise
L’Europe permet de grands chantiers, elle est la plus haute marche du podium en termes d’actions et de communication. Parmi ses champs d’actions, celle de la gestion de l’eau. A ce titre, le Directive-Cadre Européenne sur l’eau (DCE), mise en place le 23 octobre 2000, a pour mission d’établir une politique communautaire concernant l’eau. Pour y parvenir, un calendrier et une méthode de travail remis aux pays membres. Le préambule de la Directive Cadre Européenne est d’ailleurs significative avec la première phrase y figurant : « L’eau n’est pas un bien marchand comme les autres, mais un patrimoine qu’il faut protéger, défendre et traiter comme tel ». Parmi les objectifs de l’organisme européen, avoir un état des eaux correct en améliorant de la qualité chimique des eaux, en réduisant les rejets d’éléments nocifs, rejets qui devront d’ailleurs être rayés de la circulation d’ici 2020 en ce qui concerne les plus nocifs dont les métaux, les hydrocarbures et les pesticides. Pour ce faire, la Directive-Cadre Européenne préconise la gestion de bassins à l’échelle mondiale avec des applications et objectifs déterminés : captage d’eau, zones de protection, etc… La directive s’attache également à vérifier les politiques de tarification de l’eau et l’application de base de la récupération des coûts des services d’eau.
Trinquons à l’année de la Terre
« L'Année Internationale de la Planète Terre » a débuté en 2007 et s’est achevée le 22 novembre 2009 au Portugal. Cet événement planétaire a été l’occasion durant deux ans de mettre en valeur les richesses de la Terre mais aussi les façons de les préserver au vu des urgences actuelles. Environnement, santé, gestion des ressources et qualité de vie ont été au cœur des réflexions. Chacun pouvait agir en fonction de son implication : industriels avec des idées de développement ou de mécénat, scientifiques avec des dépôts de projets de recherche, de valorisation et de communication sur l’achèvement des programmes menés par eux, enseignants avec des cours destinés à leurs élèves et étudiants, médias et acteurs de la communication pour passer le relais de l’information. Ces trois années dédiées à la planète ont donné toute leur importance également à l’eau dans sa gestion, sa situation et les façons de la préserver et de mieux l’exploiter.
L’eau à l’étude
Plusieurs pays ont joué le jeu des études au travers de leurs bassins et lacs pour savoir comment agir face aux ressources en eau. La Thaïlande est concernée avec le bassin du fleuve Chao Phraya testé via un système servant à mieux gérer l’eau très fragmentée qui en fait sa caractéristique. Le lac Peïpous, situé entre l’Estonie et la Russie, connaît un phénomène de forte dégradation, les bassins de Ruhuna au Sri Lanka subissent, quant à eux, du stress hydrique dû au changement des saisons ; autre problème à régler, la gestion de l’eau du lac Titicaca, lequel doit faire face à des modes de vie spécifiques : la vie à proximité de populations indigènes pauvres. Le bassin du fleuve Sénégal est entouré de barrages lesquels facilitent la distribution de l’eau pour l’activité agricole ; néanmoins, les barrages sont aussi à l’origine de problèmes de santé et de la dégradation des écosystèmes aquatiques. Inondations et catastrophes naturelles alimentent de plus en plus le quotidien des habitants de Tokyo et les problèmes à résoudre restent de communiquer auprès des habitants et de réduire les risques. Enfin, la dernière étude se déroule en France, dans le bassin Seine-Normandie qui subit les pouvoirs polluants des nitrates. Ces sept études consistent justement à gérer ces cas de figure, tous différents selon le contexte des pays.
Eau « non européenne » vient à manquer…
Le projet SPI-Water, mis en place entre 2006 et 2008, a réuni 16 pays, certains de l’Union européenne et ceux n’en étant pas issus. L’objectif de SPI-Water était d’apporter des réponses efficaces pour améliorer le dialogue entre les politiciens et les scientifiques puisque l’intérêt commun est l’eau, tout en prenant en compte les actions de la Directive-Européenne Cadre sur l’Eau (DCE). Les pays membres sont soucieux de la qualité de leur eau et les pays méditerranéens s’inquiètent davantage de la quantité de celle-ci. En effet, les organismes gérant la distribution de l’eau commencent à avoir des soucis pour alimenter tout le monde. Accroissement de la population, augmentation de la demande en eau, notamment pour l’irrigation, encore très pratiquée dans certains pays, secteur industriel en évolution, tout ces facteurs participent au manque d’eau que pays de l’Est et du Sud de la Méditerranée commencent à ressentir. Les voix se lèvent et parlent de plus en plus à l’unisson d’une gestion « durable » comme à l’époque ils parlaient de traitement.
L’osmotique s’installe en Norvège
La Norvège continue son avancée verte avec le premier prototype mondial de centrale osmotique, inauguré le 24 novembre 2009. Le rôle d’une centrale osmotique consiste à utiliser l'énergie libérée par le mélange d'eau douce et d'eau de mer. L’ « osmose » se crée entre les deux eaux, dominée par l’eau salée sur l’eau douce. C’est pourquoi les scientifiques ont remarqué la libération d’énergie en masse au moment de l’intrusion de l’eau douce dans une mer salée. L’osmotique est appelée à devenir une énergie renouvelable à part entière, le tout sans polluer. Il sera, selon les résultats obtenus avec ce test grandeur nature, possible de commercialiser ce prototype d’ici 5 ans. Le principe de l’action de la centrale est mécanique : chaque eau est disposée dans un réservoir distinct et ces deux réservoirs sont séparés par une membrane semi-perméable. Le phénomène baptisé osmose se crée au moment du passage de l'eau douce dans la membrane afin de rejoindre l’eau salée : une pression est déclenchée, déclenchant elle-même une turbine qui permet de produit de l'électricité. Cette nouvelle façon de produire de l’énergie semble à la fois exploitable et prospère, pourvu qu’il reste encore de l’eau…
Christelle YANEZ

Histoire aquatique
L’eau a une histoire à la fois riche et ancienne. Cycle, distribution, traitement, assainissement, l’eau est depuis des siècles au cœur des évolutions et problématiques. L’or bleu est précieux et la base de la vie de chaque être humain, son utilisation doit donc sans cesse être optimale.

L'or bleu se fait rare
L’eau, à l’origine denrée courante, devient plus rare et subit les aléas de la pollution à l’échelle mondiale. Pollution organique, atmosphérique ou naturelle, les agents polluants sont nombreux et abîment l’eau. Décisions, projets et communication se mêlent pour agir en faveur de l’eau.

La position de la France
La France a un long passé en termes de politique de l'eau qui fait que notre pays est aujourd'hui détenteur d'un des meilleures systèmes de gestion de l'eau dans le monde.

Le partenariat français pour l'eau et WWF passent à l'offensive
Politiques mais aussi associations et forum d’échanges savent agir pour le bien-être des populations et richesses naturelles. C’est le cas du Partenariat Français pour l’Eau (PFE) et de WWF.
La Résolution bolivienne sur le droit à l'accès à l'eau adoptée
La résolution bolivienne sur le droit à l'accès à l'eau a été adoptée par le Conseil national des Nations Unies. L'eau potable devient un droit légitime international. Explications...



