Le guide n°1 de vos projets Déco & travaux

Quel artisan ?

Quel projet ?

* Champs obligatoires

Gratuit
Recevez jusqu’à 5 devis
3min pour une demande

Accueil > Fondations - Terrassement > Le drainage et la récupération des eaux de pluie

Le drainage et la récupération des eaux de pluie

Des problèmes d’humidité dans vos sols ? Le drainage peut être une solution efficace pour contenir et expulser les eaux menaçantes d’inondations de terrain. Trouver votre technique de drainage appropriée. Récupérer les eaux de pluie est un geste à la fois économique et pratique. Économies d’eau, gratuité de cette denrée précieuse, installations efficaces et modernes, options multiples, préservation de l’environnement, il y en a des avantages à utiliser les eaux de pluie pour vos besoins quotidiens. Alimentation des toilettes et du lave linge, entretien du jardin, etc.

Le drainage et la récupération des eaux de pluie


Par Xavier VIDON

Qu'est-ce que le drainage ?

Le drainage d’un terrain est une étape indispensable afin de maîtriser les problèmes d’infiltrations d’eau. Réaliser un bon drainage c’est repousser les risques d’infiltrations capillaires par exemple. Protéger votre futur logement de l’humidité c’est aussi repousser les dangers pour la santé.

Définition du drainage : Opération consistant à évacuer l’eau en excès d’un sol à l’aide de tuyaux enterrés couverts de matériaux traitants (feutre géotextile, pierres, etc.). On draine un terrain habituellement le long d’un mur avant la construction des allées et des bordures extérieures. On installe un drain le long d’un mur de fondations.

Objectif principal : Evacuer le plus rapidement possible les eaux de pluie par la circulation dans des tuyaux de l’eau en sous-sols vers l’égout ou vers une fosse de contenance. Un regard de branchement doit être positionné à chaque déviation de direction des tuyaux drainés disposés. L’ensemble du dispositif se voit relié à un égout. Le drainage est un projet indispensable pour protéger notamment les caves d’habitation. Le drainage est recommandé pour les terrains argileux, sableux et en pente.

Comment poser un drain ?

Plusieurs méthodes permettent de poser un drain en sous-sol pour assurer la bonne circulation de l’eau. La première phase consiste à imperméabiliser les murs d’un enduit spécial avant de recevoir les tuyaux. Cet enduit formera un mur étanche, recouvert par la suite d’une plaque de drainage. Cette étape est indispensable avant de poser les premiers drains.
Le drain se met en place après cette première étape. Il est possible de couler un plancher de maintien ou un dallage, puis, la pose d’une cuve de béton en fossé qui recevra le drain. Le drain devra être recouvert d’un drain de gravillons puis d’un feutre géotextile afin d’éviter la pénétration des gravats.

Exemple de drain

Le drain à paroi ondulée perforée est spécialement conçu pour l’évacuation des eaux ; il est préféré pour sa texture assez souple. Un drain doit résister à l’acidité des sols, le matériau du tuyau doit être parfaitement étudié. Une fois l’installation enterrée, il est important de poser un grillage au dessus du drain afin de prévenir des coups de pioches en cas de réouverture des tranchées.

Etape par étape : comment poser un drain ?

1.    Nettoyer sur au moins 80 centimètres de largeur les murs du bâtiment
2.    Niveler le fond de la tranchée creusée en réalisant une pente d’un cm par mètre
3.    Enduire les murs d’une peinture étanche spéciale pour les sous-sols des fondations puis recouvrir les murs d’un film isolant en plastique
4.    Fixer le drain à plat calé avec du gravier
5.    Installer les branchements divers et les coudes des drains à chaque déviation de direction
6.    Disposer le regard collecteur au point de l’évacuation
7.    Recouvrir le drain d’une couche de 50 cm environ de graviers
8.    La couche de graviers répandue, un film d’isolation géotextile sera posé et calé avec de la terre
9.    Recouvrir le tout de 20 centimètres au moins de terre

L’assainissement, pour quoi faire ?

Une mini-station d’épuration permet de concevoir son propre système d’épuration personnel et parfaitement autonome. Cette solution permet notamment de stocker et récolter des eaux pour l’arrosage du jardin par exemple.

Les citernes et les cuves de récupération des eaux de pluie

La citerne eau, appelée aussi réservoir d’eau, est efficace pour stocker l'eau de pluie. C’est un système économique, favorable à la préservation de l’eau puisque celle-ci peut être conservée et pratique pour avoir de l’eau en toute autonomie. Grâce à cette eau écoulée et gardée précieusement, vous pourrez arroser votre jardin, alimenter vos toilettes et lave-linge ou encore laver votre voiture. Si vous décidez de la consommer comme une eau potable, et bien que cela ne soit absolument pas conseillé, il vous faudra investir dans des systèmes de traitement et de filtration performants, il y va de votre santé.
La majorité des citernes sert surtout pour le jardinage.

Les citernes sont souvent en polyéthylène, en béton, en acier galvanisé ou en fibre de verre.
Côté installation, les citernes d’eau de pluie sont mise en place sur la terre elle-même et d’un aspect extérieur opaque pour contrer les UV.  
La plupart des citernes ont une double paroi intérieure, généralement en plastique, ce qui garantit une plus grande qualité de l’eau. Les citernes ont des capacités de volume très variées, allant de 300 à 100 000 litres. On estime qu’une cuve de 300 litres est adéquate pour un logement habité par deux personnes.

Autre catégorie de citerne de plus en plus utilisée, les citernes souples. Son aspect est souvent comparé à… une vessie ! Oui, mais une vessie très pratique qui permet de stocker une grande quantité d’eau en toute discrétion puisqu’elle est dissimulée à des endroits difficilement accessibles pour des installations conséquentes : sous les vérandas, les terrasses de piscine et de maisons. Vous bénéficiez de l’eau de pluie sans manger le peu d’espace dont vous bénéficiez, une solution à prévoir si c’est le cas d’autant que ces récupérateurs d’un autre type peuvent se replier !
Et pour cause, ces réservoirs sont conçus à partir de tissus polyester. Seul point négatif : la durée de vie de ces citernes souples, n’excédant pas une décennie de bons et loyaux services.

La cuve eau de pluie enterrée en béton

Souvent enterrées, et récupérateurs de prédilection dans le cadre de la construction de maisons, la pose de la cuve en béton rime avec gros budget puisque les prix varient entre 90 et 400€ l’heure. Qui dit béton, dit ciment et ainsi pic de pollution… sans compter que le recyclage du béton entraîne un certain coût.
Les cuves d’eau de pluie en polyéthylène est généralement préférée si la maison est déjà construite et si les futurs utilisateurs préfèrent l’installer en sous-sol. Côté avantage, la cuve d’eau de pluie en polyéthylène résiste bien au froid, a un poids plume, en tout cas léger comparé à sa consœur la cuve en béton, et est donc plus facile à installer. Côté préservation de l’environnement, je ne peux pas assurer une meilleure conséquence, le plastique étant l’un des plus grands polluants au monde…
Les cuves eau de pluie en fibre de verre ont le pouvoir de résister à la corrosion et aux produits chimiques tout comme aux températures flirtant avec le négatif. Ces citernes en fibre de verre ont une meilleure résistance car mêlés à des résines spécifiques. Ces cuves peuvent contenir entre 200 et 50 000 litres d’eau de pluie. Selon vos goûts et l’espace que vous lui destinez, vous pouvez investir dans une cuve en forme de cylindre vertical ou horizontal. Autre avantage de poids, les réservoirs en fibre de verre ont une durée de vie plus importante. Malgré le coût, onéreux, leurs avantages prédominent et font de ce type de récupérateur un investissement privilégié.
Les cuves hors sol. Contrairement aux cuves enterrées demandant davantage de main d’œuvre, les cuves hors-sol sont plus simples à mettre en place et coûtent moins cher. Ces types de réservoirs sont préconisés pour un usage exclusivement extérieur : lavage des voitures et entretien des jardins. Petit bémol à relever, n’étant pas forcément opaques, ce qui peut surprendre en raison de son contexte d’installation, les cuves hors sol ne retiennent pas les rayons du soleil, et, tôt ou tard, a une incidence sur la qualité de l’eau de pluie.

Les cuves aériennes en bois sont des concepts encore peu utilisés en France mais pourtant de qualité. Souvent construites à partir de Pin Douglas, un bois très prisé dans l’univers de la construction, les cuves aériennes en bois ont un certain cachet. Très étanches, ces types de cuves peuvent se trouver en volume de 1000 à 8000 litres. En général, ses composants sont en inox.
Les réservoirs de jardin. Typiques et, comme leur nom l’indique, destinés à un usage extérieur, ces réservoirs sont construits en polyéthylène haute densité et  anti-UV. Ils sont faciles à installer mais ont besoin d’une vidange en hiver. Le volume classique d’un réservoir de jardin n’excède pas les 1000  litres. Il est recommandé d’apposer les marquages  « sécurité enfant » et « eau non potable ». Ils deviennent d’ailleurs obligatoires au fil du temps.

Les composants des récupérateurs d’eau de pluie

Les gouttières et tuyauteries sont également des éléments indispensables puisque c’est par des composants que l’eau de pluie débute son périple. Pour bien choisir votre gouttière, il faut déjà bien choisir sa capacité d'écoulement, écoulement qui changera en fonction de l’importance des précipitations. La forme de la gouttière a son importance : la vitesse d’écoulement sera moins optimale avec une gouttière trop plate. Les sorties de gouttières doivent aussi avoir un diamètre suffisant pour faire passer l’eau sans encombres tout comme il faut bien choisir la profondeur de vos sorties de gouttières pour éviter les surplus d’eau.
Les pompes. Deux types de pompes cohabitent, les pompes de surpression, connues aussi sous l’appellation « surpresseur », et les pompes immergées ou dites de « refoulement ». Chacune présente des fonctions propres. La pompe de surpression permet de faire passer l’eau de votre cuve dans les canalisations de votre logement et la pompe immergée est un système utilisé pour les cuves enterrées. Un accessoire sera recommandé pour ne pas abîmer la pompe, à savoir une crépine d’aspiration avec flotteur. Le type de pompe change dès lors que vous destinez votre citerne à des usages intérieurs. Dans ce cas, on parle de « module de gestion » ou de « station de pompage », lesquels se chargent d’assurer la distribution de l’eau dans votre maison. Sachez que ce système doit être en conformité avec la norme EN1717 qui distingue l’eau de ville de l’eau de pluie.

Le collecteur. Autre élément indispensable, le collecteur d’eau de pluie, surnommé aussi « récupérateur d'eau pluviale », permet en effet de relier une gouttière de toit à un réservoir. Tout comme pour les récupérateurs d’eau de pluie, les collecteurs sont déclinés sous différentes formes. Le collecteur eau de pluie pour réservoir en plastique est relié à la descente d’eau que je vous conseille de choisir en zinc ou en PVC. Ce type de collecteur a l’avantage d’être prêt à l’emploi et accompagné d’un système de filtrage.

Le collecteur eau de pluie enterré. La méthode d’écoulement est similaire mais son installation diffère puisque ce type de collecteur se situe au début de la gouttière. Bien entendu, tout comme la cuve enterrée, le collecteur enterré doit être facilement accessible.
Les collecteurs eau de pluie hiver. Si l’hiver est rude, le risque de gel est accéléré. Grâce à ce système de collecteur, votre eau est protégée des grands froids via une manivelle coupant l’arrivée d’eau.

Si vous souhaitez consommer les eaux recueillies, après avoir traité et filtré bien entendu, n’optez pas pour des cuves en cuivre (toxique), en aluminium, en matériaux synthétiques ou à base de goudron. Le bois est moins nocif mais causera la perte d’une partie de votre eau de pluie tout en vous apportant son lot de bactéries. Tout comme il faut bannir l’eau issue de votre toit végétal.     

La réglementation des eaux pluviales

Note d'actualisation, juillet 2010 : Il est important de préciser qu'en France la récupération des eaux de pluie est très strictement réglementée.

L’arrêté ministériel le plus récent sur la récupération des eaux de pluie apporte des précisions sur l’utilisation des eaux pluviales. Cet arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments, attendu depuis plusieurs mois, a été publié au Journal Officiel du 29 août 2008. Il limite les usages autorisés en prenant un certain nombre de précautions en matière sanitaire sur la préservation de la qualité et de la pureté des eaux destinées à la consommation humaine.

Cet arrêté est l’un des textes d’application de la loi du 30 décembre 2006 relative à la récupération des eaux pluviales. Le texte détermine « les conditions d’usage de l’eau de pluie récupérée en aval des toitures inaccessibles, dans les bâtiments et leurs dépendances, ainsi que les conditions d’utilisation, d’entretien et de surveillance des équipements nécessaires à leur récupération et utilisation. »

La réglementation des eaux de pluie

  • La loi oblige de déclarer auprès de votre mairie l’utilisation d’un système de récupération des eaux pluviales en conformité de l’article R.2224-19-4 du CGCT.

La récupération et le stockage des eaux sont autorisés, mais l’usage en est limité. La réglementation porte notamment sur la préservation de la qualité de l’eau exploitée une fois récupéré ; pour cela, sont interdits :

  •  Les toits en amiante-ciment ou en plomb
  •  L’eau peut être utilisée uniquement pour alimenter les toilettes, une machine à laver, un sèche linge, le lavage des sols intérieurs ou extérieurs mais non pour la consommation humaine (boire et se laver). Pour l’utilisation d’un appareil de lavage du linge, il faut que les utilisateurs déclarent auprès du Ministère de la Santé leur installation et installer un système de traitement de l’eau.
  • L’interdiction porte également sur le fait de raccorder le réseau privé de récupération d’eau au réseau public.
  • Toute installation indépendante de récupération d’eau doit porter comme inscription au point d’alimentation des robinets d’eau la mention : « eau non potable ». A l’entrée des vannes et de tous les robinets doit figurer ce panneau.
  • Un système de trop plein doit être installé en cas de pluies importantes et de manière à évacuer l’eau.
  • Tous les 6 mois, une vérification s’impose, elle porte sur l’examen attentif de la propreté de la cuve.
  • Un nettoyage annuel de la cuve et des filtres est nécessaire.
  • Une fiche d’entretien doit être mise à jour régulièrement. Ces notes doivent inscrire le plan du système, une fiche de mise en service, la liste des opérations de maintenance effectuées, un relevé mensuel des volumes d’eau collectés à l’intérieur de la cuve raccordés au réseau des collectes des eaux usées.
  • Un système de contrôle des températures doit être installé également afin d’éviter la montée importante de la température de l’eau pour empêcher le développement des bactéries.
  • Il est interdit d’installer dans une même pièce un robinet d’alimentation d’eau de récupération et celui d’un réseau public et cela afin de ne pas confondre la consommation.

Contrairement aux idées reçues, l’eau de pluie n’est pas dégagée de toute pollution. Ces eaux sont polluées par les gaz atmosphériques et par les particules. La concentration d’acidité des rejets des industries, les pesticides etc. Vos toitures comportent également de nombreuses salissures difficiles à nettoyer régulièrement, les mousses, les déjections animales peuvent être retenues dans les eaux récupérées par vos gouttières jusqu’à la cuve. L’eau de pluie doit par ce fait être utilisée avec une certaine précaution.
Si l’eau de pluie est impure, la réglementation publique interdit la récupération des eaux pluviales pour certains organismes : hôpitaux, laboratoires d’analyse médicales, écoles et crèches, cabinets dentaires, cabinets médicaux, maisons de retraites, centre biologiques et sanguins.

Par Xavier VIDON

Fondations-terrassement : nos articles les plus lus

Mon chantier étape par étape

Quelles sont les étapes de construction des fondations de la maison ? Piquetage, terrassement, drainage, raccordements, etc.

Le béton cellulaire et les parpaings pour les fondations des maisons

Pourquoi choisir le béton cellulaire pour la construction de ma maison ? Matériaux, prix, avantages et inconvénients, etc.

Deco-Travauxest une marque Sotravo filialeSolocal

SOTRAVO / DÉCO-TRAVAUX
2 Boulevard Vauban
78180 Montigny-le-Bretonneux